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Skare

Hero

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Yggdrasil Ascendant

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Heading 4

Specifications
Identité et rôle du héros
On l’appelle Skare. Ce prénom nu, coupant comme la croûte de neige que le vent raffermit, s’est imposé sans qu’elle sache de qui elle le tient. Statut: Sannhetsknut indépendante de Borehavn, inspectrice contactée quand une défaillance humaine ressemble trop à une panne de structure. Sa trajectoire: arrivée à quinze ans, sans dossier, sans escorte, amnésie modulée au passage des seuils. Origine supposée: Borehavn; origine réelle: Sveasund, verrouillée dans sa mémoire comme un code scellé. Ascendance ignorée: fille de Håkon Jernløv. Culture: scandinave des hauteurs, façonnée par la verticalité, les saisons de nuit et le respect austère de la matière. Alignement moral: une droiture calme qui préfère l’intégrité au spectacle; un pragmatisme sévère qui accepte le coût des décisions. Elle est fidèle à l’idée que toute augmentation engage celui qui la porte, qu’aucun retour n’est possible et que, par conséquent, la responsabilité est un poids qui se partage. Sa perspective unique tient à deux choses: son cerveau augmenté d’une perception périphérique intégrale, qui lui donne un rapport total aux espaces; et la connaissance tacite d’un secret interne qu’elle ne doit jamais divulguer. Elle sait qu’une parole peut la tuer. Elle sait aussi que certains effacements ne sont pas des accidents. Entre ces deux savoirs, elle joue serré. Son rôle héroïque n’a rien d’un destin flamboyant: c’est un fil qui tient les niveaux ensemble quand les câbles grincent, une finesse de lecture des bruits, des vents, des pas, des traces dans la condensation. Elle incarne la lutte contre l’anesthésie morale que produit la hauteur, et la quête d’une identité qui accepte ses propres irréversibilités.
Apparence et présence
Skare est immédiatement reconnaissable sans l’être jamais complètement. De taille élancée, silhouette athlétique, allure nordique, elle se présente souvent pieds nus, afin de sentir le grain des passerelles, la rugosité des attaches, les vibrations des structures. Son manteau long est sa signature: pratique, sobre, taillé pour fuir et observer. Ce n’est pas une mise en scène mais une stratégie: il permet d’activer rapidement la modulation cutanée, de réguler la chaleur, de masquer l’avant-bras où sommeille une lame, et de conserver l’initiative. Elle se rase la tête, chaque matin, geste qui tient à la fois de la maintenance et du rituel: laisser au corps augmenté les meilleures conditions de fonctionnement. Sa peau peut se fondre dans les lumières filtrées des niveaux, dans les brumes, dans les ombres de maintenance; ce camouflage peut la rendre pratiquement invisible; de près, pourtant, on perçoit des nuances – le frisson d’un muscle qui se prépare, l’odeur très légère d’ozone et de froid propre. Son regard n’est pas frontal: il prend la scène entière, comme si chaque entrée en matière était d’abord un réglage d’angle et d’issue. Sa voix est basse et posée, des phrases courtes, claires, sans menace inutile. Des manies? Elle compte inconsciemment les fixations visibles d’une pièce, effleure du pied les rivets d’une traverse, écoute le cliquetis d’un câble avant de parler. Lorsqu’elle doit échapper à un prédateur, il lui arrive de se délester du manteau pour maximiser la réponse de sa peau aux contrastes, non comme un geste de parade, mais comme un calcul froid: réduire les reflets, rompre les lignes, traverser le champ de vision, et finir l’assaut d’un geste net. Sa présence laisse derrière elle un calme dense, comme après un audit nocturne.
Personnalité et psychologie
Traits dominants: calme glacial, courage sans emphase, empathie discrète, discipline sensorielle. Elle n’est ni cynique ni naïve: elle a cette clarté qui ne s’étonne plus de ce qu’elle sait possible, mais qui refuse de banaliser le mal. Ses forces: une intuition spatiale hors norme due à sa perception périphérique intégrale, une capacité d’observation des matières (bruit, condensation, frottements), une endurance morale qui la rend fiable quand les autres vacillent. Compétences: infiltration, lecture de scènes, raisonnement inductif, maîtrise du corps comme outil exact, gestion des risques. Ses traumatismes et peurs: l’insomnie chronique qui suit certaines missions; la peur de parler trop et de signer sa fin; la peur plus sourde de découvrir qu’elle-même a demandé l’effacement de son histoire. Son évolution psychologique suit une pente étroite: elle perd des illusions mais gagne en justesse; elle devient plus dure avec elle-même, mais plus patiente avec les autres; elle radicalise sa méthode, pas ses intentions. Contradictions internes: elle réclame la vérité mais cultive un secret vital; elle prêche la responsabilité, mais sa propre lame est un jugement sans appel; elle se veut indépendante, mais s’appuie sur Runa et Torgaut avec une gratitude qu’elle tait. Sa maturité n’est pas un mur, mais une membrane sensible: elle laisse passer ce qui est humain, filtre ce qui est nuisible, assume ce qui est irréversible. À vingt ans, elle est déjà vieille par certains côtés – celle qui a vu trop de câbles rompre –, et pourtant encore neuve dans son refus de confondre la clarté avec l’inhumanité.
Connexions de l’univers
Skare est intriquée à plusieurs strates de Yggdrasil Ascendant. Elle porte le titre de Sannhetsknut, un rôle coutumier de médiation-enquête dans Borehavn dont les origines remontent aux premières saisons d’obscurité prolongée. Son indépendance est tolérée parce qu’elle produit du calme: quand elle intervient, la violence ne déferle pas; elle se résout comme une opération de maintenance. Elle fréquente les ateliers d’augmentation et leurs artisans-forgeurs, acteurs sceptiques mais indispensables; elle croise la caste d’archivistes qui tentent d’empêcher la mémoire de se dessécher en mythe docile; et, en contrebande, elle effleure le Directoire des Hauteurs, cette entité décisionnelle opaque qui arbitre l’accès à la lumière et la distribution des améliorations. Son origine secrète plonge vers Sveasund, autre cité-pilier dont la topologie mémorielle a été marquée par un effacement programmé; elle ignore qu’elle est la fille de Håkon Jernløv, figure disparue dont l’ombre agit encore dans les paramètres. Ses liens humains structurent ses actions: avec Runa Eidsvåg, duo complémentaire où l’intuition et la preuve se nouent; avec Torgaut Vedringer, nom gravé sur un papier devenu talisman, informateur fiable et ancrage affectif, mais peut-être plus ancien dans sa vie qu’elle ne peut l’admettre. L’objet narratif qui l’accompagne est justement ce feuillet au nom gravé. Ce n’est pas une relique splendide, mais un déclencheur d’enquêtes: où a-t-il été imprimé? Qui grave un nom plutôt que d’écrire? Pourquoi ce nom et pas le sien? Cet artefact banal concentre la tension entre mémoire confisquée et identité reconstruite; il peut mettre en branle autant un audit officiel qu’une chasse officieuse menée par ceux qui vivent de l’oubli organisé.
Ennemis et opposition
L’antagoniste principal de Skare n’est pas une personne unique, mais une confluence de forces: le Directoire des Hauteurs, ses relais et ses protocoles d’oubli, qui transforment des décisions humaines en séries de paramètres. Face à elle se dressent des corporatismes spécialisés – ateliers non homologués, mercenaires de maintenance, assureurs de niveaux – qui préfèrent des défaillances calculées à des responsabilités assumées. Il y a aussi les traîtres proches: informateurs retournés, compagnons ambigus, collègues trop zélés, parfois des alliés qui veulent sa méthode sans sa probité. La négation de Skare, c’est l’agent qui croit que toute vérité se réduit à une régularité mathématique, qu’un corps est une somme de remplacements et qu’une mémoire est un fichier. Elle, au contraire, traite la matière comme une histoire: une fracture raconte des décisions, une trace thermique révèle un choix. Ses conflits internes? La tentation de se servir de ses augmentations pour imposer un résultat – rage contrôlée, perte de maîtrise, désir de finir vite; et le doute existentiel: si l’oubli a été voulu, qui a le droit de le défaire? Elle se heurte aussi aux lois de l’univers social: plus on monte, plus la parole pèse; or sa parole n’est pas docile, et sa jeunesse donne des armes à ceux qui veulent la disqualifier. Parfois, elle lutte contre la gravité au sens propre: les niveaux ouverts, les couloirs où le vent tranche, les traverses où un faux pas devient condamnation. Et plus profondément, elle combat l’architecture morale des lieux: la croyance que l’on peut mettre à niveau les consciences comme on répare une passerelle.
Failles et vulnérabilités
Les limites de Skare ne sont ni romantiques ni décoratives; elles sont structurelles. Physiquement, son adaptation cutanée au froid et aux brumes – une peau capable de moduler sa pigmentation – exige des conditions réelles pour fonctionner: elle rase sa tête chaque matin pour éviter toute interférence, marche pieds nus pour sentir les vibrations et la vérité des matériaux, porte un long manteau pour contrôler l’exposition. Cette peau n’est pas un camouflage parfait: elle impose une posture, une économie de mouvements, une gestion fine de la fatigue thermique. Elle a aussi une lame rétractile sous l’avant-bras droit, initialement douloureuse à l’usage; aujourd’hui la douleur est un signal bref, mais chaque déclenchement lui rappelle la dépendance à une altération irréversible. Psychologiquement, sa perception périphérique totale est un don intensif qui s’avère aussi une malédiction: elle ne parvient jamais à se reposer pleinement; les micro-gestes des autres, les courants d’air, la tension des câbles composent une chambre d’échos permanente. Cela la rend sujette à l’insomnie et à une vigilance qui frôle parfois l’épuisement. Sur le plan moral, sa rectitude peut se retourner: elle préfère la vérité aux alliances, et sa loyauté envers un très petit cercle – Runa, Torgaut – la pousse à des décisions risquées. Elle n’est pas à l’abri des contradictions: elle ment sur ses augmentations et, parfois, trompe ses propres idéaux pour protéger ce secret. Ses relations peuvent devenir toxiques dès qu’un interlocuteur tente de la manipuler avec son passé: elle s’accroche alors avec une intensité qui consume. Son fardeau? Savoir, sans preuve utilisable, qu’un verrou a été posé dans sa mémoire, et que ce verrou a peut-être sauvé – ou condamné – d’autres que elle.
Arc narratif et transformation
Skare n’a qu’un prénom et, à quinze ans, elle a franchi seule les seuils de Borehavn, la cité-pilier prise dans les brumes hautes de Yggdrasil Ascendant. Sans escorte, sans dossier, avec pour tout viatique un manteau usé et un feuillet où était gravé un nom qui n’était pas le sien: Torgaut Vedringer. Au moment exact où elle a passé les contrôles d’entrée, sa mémoire a basculé, reconfigurée par une opération dont elle ne possède que le pressentiment. Depuis, elle croit être née ici. Mais des rémanences résistent: une autre lumière, un autre vent, des voix sans visages. En elle, un verrou a été posé, non par erreur, mais comme une décision. Cette certitude la guide davantage que tout serment: c’est cette énigme qui l’a conduite à devenir Sannhetsknut, inspectrice indépendante. Ses épreuves initiatiques prennent la forme d’enquêtes menées dans les niveaux où la brume ronge l’acier, aux seuils où l’on chute plus vite qu’on ne se relève, ou près des puits où la sève énergétique remonte. Mentors? Aucun officiel. Des artisans-forgeurs ont toléré sa présence, une archiviste muette lui a laissé lire des registres interdits, Runa Eidsvåg a imposé une mesure éthique à ses déductions. Point de rupture: la découverte que certains incidents classés défaillances structurelles sont des opérations d’effacement de traces humaines, peut-être liées à sa propre origine. Elle choisit d’enquêter hors protocole, au risque de devenir la défaillance elle-même. Les conséquences sont intimes (insomnie, attention périphérique qui l’empêche de se reposer), sociales (isolement, rumeurs), politiques (collisions avec des niveaux hiérarchiques qui contrôlent la lumière et les augmentations). Les fins possibles? Victoire locale et lucidité amère; sacrifice discret pour protéger ceux qui n’ont pas choisi leurs augmentations; métamorphose en témoin dont la parole pèse parce qu’elle n’est plus tout à fait une personne mais un nœud de vérités; ou chute dans l’ombre, où l’on survit en devenant l’un des nombreux silences administrés par l’altitude.
Perception et symbolisme
Pour certains, Skare est un symbole de sobriété: une façon de rétablir la vérité comme on rétablit une tension nominale dans un câble. Pour d’autres, elle incarne une révolte silencieuse contre la logique des niveaux qui veut que plus on monte, plus on oublie ce qui a été concédé. Ses opposants la peignent en imposture: une jeune femme dont le capital de présence et les performances sensorielles camouflent des allégeances inavouables. À ses propres yeux, elle est un nœud – un point de tension où s’accumulent des forces qu’il faut démêler sans rompre la ligne. La dimension tragique de son parcours est double: d’abord parce que son identité est construite sur un manque volontaire, une amnésie scellée dont elle pressent la nécessité autant que la violence; ensuite parce qu’elle a appris que ses augmentations ne sont pas simplement fonctionnelles, mais dangereuses pour elle si elles sont connues. Sa parole est donc mesurée au silence, non par coquetterie, mais par survie. Son histoire se transmet mal: les versions officielles de Borehavn lissent ses interventions, les réduisant à de l’audit; les récits oraux des niveaux bas la magnifient en apparition qui coupe le vent puis disparaît dans la brume; les archivistes sérieux consignent ses décisions sans les interpréter. En allégorie, Skare porte l’identité comme un travail, pas comme une essence. Elle représente l’éthique du transhumanisme vécu: la liberté n’est pas de revenir à ce qui était, mais de tenir malgré les coûts de ce qui est devenu. Sacrifice, mémoire, responsabilité: c’est par ces axes qu’elle agit, et c’est par eux qu’elle dérange ceux qui rêvent d’un progrès sans restes.
Évolution et héritage
L’héritage de Skare n’est pas destiné à briller en haut des arches, mais à persister dans les interstices. Sa succession prendrait une forme diffuse: des assistants informels, des jeunes médiateurs entre niveaux, une poignée de soignants de la chair augmentée qui, à son contact, apprennent que l’intégrité ne réside pas dans l’absence de modifications, mais dans la manière de les porter et d’en répondre. Si elle disparaît, Runa Eidsvåg saisira la méthode plus que les conclusions: cartographier les brisures, croiser les récits, écouter la matière. Torgaut Vedringer, point fixe et mystère vivant, deviendrait le gardien de ses archives, qu’il le veuille ou non. À long terme, ses actes changent la texture de Borehavn: des incidents ne sont plus soldés comme défaillances, mais interrogés comme choix. Des familles acceptent de ne pas faire réparer certains comportements chez leurs enfants, préférant des chemins plus lents en bas. Les ateliers d’augmentation tolèrent la question du coût irréversible: on signe en connaissance. Les générations futures garderont de Skare l’empreinte d’un style plutôt que d’un triomphe. Elle pourrait finir oubliée, dissoute dans les protocoles qu’elle aura aidé à réviser; ou immortalisée sous forme d’un nœud de vérité dans les registres d’archivistes rétifs aux versions officielles. Sa transformation finale demeure ambivalente: rédemption si elle parvient à nommer le verrou de sa mémoire sans l’arracher aux autres; corruption si la traque de la vérité l’oblige à instrumentaliser ceux qu’elle protège; transcendance si elle devient une fonction plus qu’une personne, une voix basse qui fait vibrer les câbles au moment des audits nocturnes; ou chute si, pour sauver ses secrets d’augmentation, elle doit disparaître dans la brume en acceptant de n’être plus qu’un signe d’alerte pour d’autres.
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